Friday, May 26, 2017

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La cote 400

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #119103 dans Livres
  • Publié le: 2013-04-04
  • Sorti le: 2013-04-04
  • Langue d'origine:
    Français
  • Nombre d'articles: 1
  • Dimensions: 7.01" h x
    .28" l x
    4.25" L,
  • Reliure: Poche
  • 96 pages

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
5Aux lecteurs qui fréquentent les bibliothèques publiques....
Par Laure
C'est un long monologue (mais court texte de 64 pages) sans respiration : pas de saut de ligne, pas de paragraphe, encore moins de chapitre, pas même d'alinéa. C'est dense mais ça s'avale tout seul.Quand elle découvre un lecteur endormi dans son sous-sol, la bibliothécaire du rayon géographie ne le libère pas, non, elle lui parle, pendant deux heures, avant l'ouverture au public. De ses frustrations, de ses échecs, de ses rancaeurs, du rayon histoire où elle aurait aimé travailler, de la cote 400 (les docs sur le langage) qui se vide parce qu'on l'a déplacée dans les 800 (la littérature), de Martin le jeune chercheur dont elle ferait bien son quatre-heure, de sa solitude dans son appartement du boulevard Victor Hugo entre le cimetière et la boucherie, ...J'ai passé un vrai bon moment avec ce livre, que j'ai trouvé vraiment drôle, tant elle en tient quand même un sacré grain, cette bibliothécaire ! Avec quelques vérités bien senties au passage, quelques provocations sur le métier, les lecteurs ou les politiques publiques, des explications sur la Dewey pour les novices, des coups de colère et des coups d'aigreur, elle crie surtout une grande solitude, enfermée dans son invisibilité.

1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.
4Plus jamais vous ne verrez votre bibliothèque de la même manière....
Par Cetalir
Oui, une bibliothèque est en soi un monde fascinant. Un monde où se rencontrent emprunteurs empruntés, lecteurs assidus, nécessiteux (ou non) venus compulser les derniers journaux, enfants apprenant à socialiser autour des jeux vidéo, le tout sous l’œil tantôt bienveillant, tantôt ennuyé, tantôt sévère des bibliothécaires chargé(e)s (le féminin pluriel s’impose tant la population de cette catégorie professionnelle est en majorité féminine) du bon fonctionnement d’un univers mystérieux.Mystérieux, car il répond à des codes, à un système chargé d’organiser le monde. Celui des fameuses cotes inventées en 1876 par un jeune Américain, Melvil Dewey, dont nous apprenons du coup les arcanes. Le code des statuts administratifs qui partage tâches et responsabilités entre le conservateur, les bibliothécaires d’Etat au sommet de la pyramide secrète, en général à la tête des rayons de littérature romanesque, le nirvana du bibliothécaire, et les autres qui héritent des services moins nobles.C’est dans ce monde aux apparences feutrées dans lequel on se déplace en silence, où le chuchotement est tout juste toléré faute de se faire réprimander que se rend quotidiennement celle qui nous parle ici.Arrivée comme toujours avant l’heure d’ouverture officielle, armée de sa tasse de café le plus amer possible pour que personne ne la lui dérobe, elle ressasse sous la forme d’une longue tirade, d’un monologue comme chacun de nous peut en tenir avec lui-même lorsque tout va mal, lorsque l’on est en proie aux doutes, à la frustration.Car rien ne va plus dans la vie de cette femme un peu âgée. Elle qui voulait être professeur de lettres devint bibliothécaire faute d’avoir échoué au concours d’entrée. Elle qui rêvait de tenir le rayon Histoire est reléguée depuis des années à celui de la Géographie. Un espace quasi désertique où les livres ne circulent pas beaucoup, enterré au sous-sol sans quasiment de lumière naturelle. Elle qui avait une vision du monde des livres aussi structurée que le système Dewey est devenue presque hystérique depuis que la cote 400 a été vidée de ses hôtes redistribués ailleurs et laissée vacante, comme une odieuse dent arrachée au beau milieu d’une dentition parfaite. Elle qui avait renoncé à l’amour, ne voilà-t-il pas qu’elle est troublée au plus haut point par un jeune homme fréquentant régulièrement son rayon en vue de réaliser une obscure thèse aussi absconse que rébarbative.Dans un style très maîtrisé mêlant drôlerie, sarcasme et hystérie, Sophie Divry construit un premier roman impressionnant de progression et d’intensité dramatique. Plus cette femme déroule ses pensées, plus nous découvrons sa solitude et l’abysse d’une vie faite d’une succession d’échecs, de vexations et de renoncements. Un cocktail explosif qui doit s’exprimer sans trop de dommages dans un espace-temps très court, celui des quelques minutes qui précèdent l’ouverture. D’où une écriture ramassée en un seul trait et condensée en moins de cent pages qui ne vous lâcheront pas.Une très jolie réussite qui vous forcera à voir votre bibliothèque et ses hôtes autrement…Publié aux Editions 10/18 – 2013 – 96 pagesRetrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
5Extra
Par Tornade
Nom : inconnu.Prénom : inconnu.Profession : bibliothécaire et aime son métier.Responsable au rayon géographie, depuis 25 ans, elle passe ses journées à classer, ranger les nombreux ouvrages de la bibliothèque. Un matin, elle découvre un visiteur endormi qui a passé la nuit au sous-sol où elle travaille. Commence alors un monologue à cent à l'heure, un véritable marathon verbal devant cet auditeur muet, témoin de la prolixité intarissable de cette gardienne du savoir.Elle lui raconte sa vie, ses impressions, ses états d'âme.Elle vit seule, a tiré un trait sur les hommes, mais elle ne se plaint pas, elle est tranquille comme ça. Elle exécute les ordres, préfère la compagnie des livres, a besoin de grandes choses, elle ne supporte pas la légèreté, le savoir superficiel. Elle souffre de passer inaperçue et aimerait tant plaire, attirer l'attention de Martin ce garçon intelligent qui fréquente le rayon histoire. Mais Martin préfère papillonner avec sa blonde.C'est sa vision de l'humanité que nous livre celle qui voulait être professeur mais qui a échoué au concours. Ses envies, ses réflexions sur l'Histoire de France, Napoléon, le calendrier républicain, les hommes et les femmes en général, les vacances, la culture, les éditeurs, les chômeurs, les retraités, Simone de Beauvoir, Sartre, Balzac ou Maupassant, les "réfugiés du chauffage, ceux qui viennent trouver un peu de chaleur à la bibliothèque lorsqu'il fait froid au dehors. Tout et n'importe quoi, en somme et en vrac, mais avec beaucoup de talent et l'art de captiver le lecteur qui reste pendu à ses lèvres.

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