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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #499478 dans Livres
- Publié le: 2005-11-09
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 7.48" h x
2.05" l x
9.06" L,
- Reliure: Broché
- 543 pages
Description du produit
Editeur : Les Arènes Date de parution : 2005 Description : In-8, 544 pages, broché, les 2 CDs sont présents, occasion, très bon état. Envois quotidiens du mardi au samedi. Les commandes sont adressées sous enveloppes bulles. Photos supplémentaires de l'ouvrage sur simple demande. Réponses aux questions dans les 12h00. Librairie Le Piano-Livre. Merci
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.Un gros et formidable livre-hommage du « Masque et la plume », publié en 2005 à l’occasion du cinquantenaire de cette émission
Par David
Pour rappel, elle fut créée le 13 novembre 1955 sur les ondes d'une radio régionale, « Paris IV », émettant seulement quelques heures par semaine, et qui hébergeait le programme du « Club d'Essai », un « laboratoire » de la « Radio Télévision Française ». C'est ainsi que naquit l'émission, en toute discrétion.Ce « Masque et la plume », « magazine public des lettres et du théâtre », fut dès le début produit et animé par Michel Polac et François-Régis Bastide. Durant 1 heure 45, elle voulait parler et rendre compte de l'actualité littéraire et théâtrale.Le premier enregistrement eut lieu 8 jours plus tôt, au théâtre du Vieux-Colombier à 17h. Et celui-ci n'a pas été enregistré. On ne conserve donc aucune trace de ce numéro 1 !L'INA conserve l'émission à partir de la 3ème diffusion, le 22 janvier 1956. Au début le rythme fut mensuel puis devint hebdomadaire à la rentrée 1957. Cette année-là, à partir du 21/02/1957, grâce à son succès grandissant, l'émission fut diffusée sur l'antenne nationale de « Paris-Inter ». Puis, à l'éclatement de l'ORTF en 1963, la station devint « France Inter » pour ne plus en changer.D'abord consacré à la littérature et au théâtre, le cinéma entre à l'automne 1957, suite à « La nouvelle vague ». « Ca va rabaisser le niveau du « Masque » », « c'était « cheep » » dira après coup Michel Polac.Bien qu'étant opposés de caractère, les 2 animateurs resteront ensemble pendant 15 ans, jusqu'à ce que M. Polac s'en aille vers d'autres intérêts en 1970.Dès le début l'émission plut. Et on connait la suite. Elle dure encore aujourd'hui et peut se féliciter d'être la plus ancienne émission de radio française encore en activité. De nos jours, est maintenant enregistrée le jeudi soir, principalement au studio 105 « Charles Trenet », sans coupures ni montage (ou le moins possible), pour être diffusée sur les ondes de France Inter le dimanche soir (depuis la fin des années 60), de 20 à 21h.« Le masque » vient de la Commedia del arte, et de « la plume » d'oie des écrivains.Le célèbre générique sonore de l'émission est extrait des « Romance sans parole » de Mendelssohn, jouée au piano par Daniel Barenboïm. G. Charensol le choisit en hommage à son ami J. Louis Bory, car c'était l'un de ses morceaux préférés (dite « La fileuse »).C'est vraiment un superbe gros livre de 544 pages qui nous séduit immanquablement, où l'on plonge avec bonheur pour approcher cette émission culturelle - préférée pour les uns, intéressante pour les autres -, afin de prolonger ce plaisir d'histoire radiophonique pour les amoureux du rendez-vous du dimanche soir (et du jeudi soir !). Comme un fétichiste voudrait toujours se plonger dans l'univers de sa drogue préférée, parmi tous ces documents collectés, relatifs à un demi-siècle de culture...Le beau bleu profond de la couverture (bleu Klein ?) nous fait pénétrer dans un univers si cher, précieux, envieux... : rien de moins que l'actualité culturelle d'un demi-siècle : « Le Nouveau roman », « La nouvelle vague » [l'expression vient de Françoise Giroud], Le « Festival de Cannes », les événements du Goncourt...Beaucoup de soin a été apporté à cette édition, qui magnifie l'objet et ce qu'il représente, avec ces extraits de journaux, reproductions, belles photos.Et l'on découvre énormément d'informations sur les débuts de l'émission.« Dès les débuts de l'émission, la présence du public incitait aux coups de gueule des critiques » se souvient Pierre Marcabru. Et Jean-Louis Ezine d'écrire aussi, à la fin de l'ouvrage : « On voit par là que cette terrible émission n'admet que les antagonismes, les conflits, la polémique. »Parmi les 4 lieux d'enregistrement de l'histoire du « Masque », c'est au théâtre Récamier de Paris que l'émission devint un « théâtre de critiques ». « Dès qu'on entrait en scène, on devenait un peu acteurs » de souvient Pierre Marcabru. L'effet de théâtre devint encore plus poussé par la présence du public, qui attendait « les duels ».C'est notamment la rencontre de Jean-Louis BORY et Georges Charensol dès 1961 qui fit des étincelles...« Ils faisaient un numéro de cirque... : le vieux contre le jeune, le moderne contre le passéiste, le branché contre l'archaïque... Ce duo tiendra l'affiche, sans discontinuer, pendant 18 ans...Après avoir été un critique littéraire à l'émission, Jérôme Garcin prit la succession de Pierre Bouteiller en 1989, ce dernier ayant « orchestré » l'émission plutôt que l'ayant dirigée durant 7 ans, de 1982 à 1989. Dans sa longue préface au livre, il revient, de manière chronologique sur l'écoute de l'émission sur un poste de radio Philips lorsqu'il était adolescent. Sa préface est très émouvante, personnelle, avec cette pudeur appréciée et le charme qui le caractérise. Il y met beaucoup de lui, avec honnêteté.On est un peu étonné d'y lire que lorsqu'il prit la direction du « Masque » en 1989, Georges Charensol lui donna son « secret » : « La radio, c'est du spectacle. S'il n'y a pas de spectacle, la radio devient le pire des assommoirs. »Au fur et à mesure, les interventions du public se raréfièrent - bien qu'il soit toujours présent - et le format de l'émission diminua de moitié, passant de 2 à 1 heure.François-Régis Bastide : sa vie au « Masque » a été sa vie rêvée. Il a adoré diriger cette émission.L'ouvrage est superbe à lire, et l'on se délecte de découvrir ce riche passé, entendre et lire ces extraits d'émissions, les avis judicieux des journalistes, et a contrario ceux qui peut-être se sont trompés sur les livres, films, pièces de l'époque... qu'ils n'ont pas aimés mais qui sont tout de même passés à la postérité.Le livre relate par exemple Michel Polac critiquant « Le pont de la rivière Kwaï », « Pas de printemps pour Marnie » étant considéré par J. Louis Bory comme « un film mineur, voire minable » d'Alfred Hitchcock. Ou encore : « Venir nous parler du « Samouraï » comme d'un film important, je me fends doucement la pipe ! » fustigea à son tour G. Charensol.Jean d'Ormesson était déjà parfois à sa tribune, dès 1958 !A la fin, on y croise Ali Rébeihi, qui anima une belle émission cette saison 2013-14 sur France-Culture. Un jeune qui trouva sa vocation : la radio.Terminer l'ouvrage par les pages remplies du sentiment personnel de nombreux participants qui ont été ravis d'en être conviés et ceux qui continuent, fut une très bonne idée. On découvre que pratiquement tous les participants ont éprouvé le trac (avant et après l'émission !) lorsqu'ils ont rejoint l'émission mythique, avec ce prestige qui les précédait.Et puis on découvre quelques pépites visuelles : le jeune Jérôme Garcin en tenue décontractée avec un regard sérieux et appuyé, Gilles Costaz en beau jeune premier, Danielle Heymann en belle brune donnant la réplique à Jean Marais - que l'on imagine en tout point à l'aise dans cette posture -, Arnaud Viviant « en rockeur de 17 ans » avec des airs de Laurent Voulzy et la fougue du rebelle prototype !Et la réserve naturelle de Sophie Avon qui, lors de sa première apparition, voulut s'installer, pour presque « tourner le dos au public » et ainsi essayer de s'en cacher. Attitude qu'elle a un peu gardée aujourd'hui...Michel Ciment quant à lui est sûrement celui qui est resté le plus longtemps au « Masque » : depuis 1972 !Et aujourd'hui encore, le « prix du Masque » annuel décerné au meilleur film français et étranger de l'année est un succès public, avec le réalisateur gagnant invité à la tribune.Les trésors de l'INA proposent également 2 CD inédits inclus au sein de livre :Le CD1 est l'enregistrement entier d'une émission « Le 40ème anniversaire du « Masque » en 1995, avec tout un lot d'intervenants récents et même encore actuels. « C'est une émission gaie. On s'amuse », le raconte Armelle Héliot. Elle est « une drogue » d'après Danielle Heymann.Le CD2 revient sur des extraits parfois « cultes » des bonnes émissions, avec une prépondérance pour le cinéma, avec notamment la faconde si riche de Jean-Louis BORY.Durant toute son existence, la liberté de critiquer au « Masque » a été légendaire et semble encore aujourd'hui tenue. C'est notamment l'une des raisons qui ont peut-être contribué à sa longévité. D'ailleurs il n'est pas rare qu'un ouvrage ou un film estampillé « France-Inter » y soit critiqué.Ce prix a obtenu le prix du « Comité d'Histoire de la Radiodiffusion ».Un gros livre passionnant pour cette émission, qui n'en méritait pas moins !
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