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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #332342 dans Livres
- Publié le: 1987-09-09
- Langue d'origine:
Français - Nombre d'articles: 1
- Dimensions: 6.06" h x
1.61" l x
9.25" L,
- Reliure: Broché
- 732 pages
Description du produit
732pages. in8. Broché. Cent ans après sa publication, le roman la Régente (1884-1885) s'est imposé ccmme l'un des monuments des lettres espagnoles, et il accède peu à peu, grâce aux diverses traductions, au rang des chefs-d'?uvre de la littérature universelle. La Régente est l'histoire du conflit entre certains personnages et le milieu où ils sont condamnés à vivre. Il est la peinture des moeurs et des mentalités d'une société de province, celle de Vetusta, et il est surtout le reflet d'une humanité profonde, creuset de préoccupations et d'aspirations où se mêlent la chair et l'esprit, la raison et les sentiments innommés, la réalité de l'existence et ses mystères. La protagoniste, Ana Ozores, est la poésie du c?ur qui cherche à dépasser la prose de la vie, mais avec la douloureuse conscience de son impuissance. C'est en cela que la Régente est un ego universel. Le sens du réel, de tout le réel y ccmpris dans ses dimensions mystérieuses, permet à Leopoldo Alas de dépasser, naturellement après les avoir assimilés, les grand principes esthétiques de son époque. Admirateur de Flaubert et de Zola, défenseur d'un certain naturalisme, Clarin créateur échappe à toute formule. Sa lucidité, son aptitude à capter par l'écriture les plis et les replis de l'intériorité, l'immense capacité de sympathie qui lui permet de sentir les plus intimes vibrations de l'âme de ses personnages font de lui un véritable recréateur de vie.
Commentaires clients
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.Le chevalier, la femme, le prêtre ... et l'amant
Par zybine, amateur éclairé
La scène se passe à Oviedo, capitale des Asturies, ici dépeinte sous le nom de Vetusta, sous la Restauration ; l'héroïne est Ana Ozores, la plus belle femme de la ville. Fille d'un bourgeois iconoclaste qui a dilapidé sa fortune et professé la rupture avec l'Eglise et le pouvoir, Ana est réintégrée dans le droit chemin par ses tantes, deux bigotes qui parviennent à lui faire un beau mariage avec un magistrat quinquagénaire, Don Victor Quintanar. A la retraite de celui-ci, Ana s'installe à Vetusta où elle ne tarde pas à s'ennuyer profondément, son mari vieillissant lui préférant la chasse et le théâtre classique du siècle d'Or. Sa beauté ne laisse cependant pas la petite ville indifférente : bientôt se noue un duel terrible entre Don Alvaro Mesia, chef du parti libéral et Don Juan de la bourgade, et le magistral de la cathédrâle, le jeune et mâle Firmin de Pas, dont l'enjeu est la conquête du corps et de l'âme de la belle Ana.Ce lourd (730p. bien tassées) classique de la littérature espagnole du XIXè se compare avantageusement à ses contemporains Hardy, Zola ou Eça de Queiros : on est ici au meilleur du roman européen classique. Leopoldo Alas, universitaire et critique, sait admirablement conjuguer plusieurs ambitions.D'abord, peindre une poussiéreuse ville espagnole dans toute la médiocrité de son train-train conservateur et de classe : la ville est coupée entre le quartier aristocratique que se partagent le clergé et les nobles, la nouvelle ville des commerçants et des anciens émigrés revenus au pays après avoir fait fortune (ou pas) en Amérique latine et le faubourg des ouvriers. Mais ce sont bien les haines et rivalités internes (au sein du clergé, entre nobles libéraux et conservateurs, entre bigots et libre penseurs) qui sont la marque de ses décevantes élites et c'est avec un immense plaisir que nous suivons les coups fourrés et machinations des différentes coteries que domine le seul personnage remarquable de la ville, le Magistral de Pas, athlète viril, orateur hors pair, maître des consciences.Ensuite, proposer une galerie de personnages remarquables : le Magistral bien sûr, sa terrible et manipulatrice mère, son rival, une couleuvre surnommée Gloucester. Et que dire de Don Alvaro, ce vieux beau acharné à la conquête de nouvelles beautés et qui décline toutes les manoeuvres du tentateur pour circonvenir Ana ou de Don Victor, le mari trop vieux et aveuglé par la confiance, admirateur de l'honneur ibérique tant loué par ses dramaturges préférés mais aveugle devant les manoeuvres de ses rivaux pour amener son épouse à la bigoterie ou à l'adultère.Et puis, il y a Ana, figure assez informe soumise aux influences contraires de sa foi et de son tempérament, enjeu de la bataille que se livrent les différents groupes de Vetusta, attachante figure aspirant à la sainteté mais soumise aussi aux besoins de la chair.Dans sa description clinique et moqueuse de la petite ville et de ses médiocres, Alas se rapproche beaucoup de Flaubert. Le souci du détail, une certaine pesanteur et la lenteur générale de la narration rappellent en revanche le roman victorien. Quoi qu'il en soit, il serait dommage de passer à côté de ce grand roman méconnu.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Le chevalier, la femme, le prêtre... et l'amant
Par zybine, amateur éclairé
La scène se passe à Oviedo, capitale des Asturies, ici dépeinte sous le nom de Vetusta, sous la Restauration ; l'héroïne est Ana Ozores, la plus belle femme de la ville. Fille d'un bourgeois iconoclaste qui a dilapidé sa fortune et professé la rupture avec l'Eglise et le pouvoir, Ana est réintégrée dans le droit chemin par ses tantes, deux bigotes qui parviennent à lui faire un beau mariage avec un magistrat quinquagénaire, Don Victor Quintanar. A la retraite de celui-ci, Ana s'installe à Vetusta où elle ne tarde pas à s'ennuyer profondément, son mari vieillissant lui préférant la chasse et le théâtre classique du siècle d'Or. Sa beauté ne laisse cependant pas la petite ville indifférente : bientôt se noue un duel terrible entre Don Alvaro Mesia, chef du parti libéral et Don Juan de la bourgade, et le magistral de la cathédrâle, le jeune et mâle Firmin de Pas, dont l'enjeu est la conquête du corps et de l'âme de la belle Ana.Ce lourd (730p. bien tassées) classique de la littérature espagnole du XIXè se compare avantageusement à ses contemporains Hardy, Zola ou Eça de Queiros : on est ici au meilleur du roman européen classique. Leopoldo Alas, universitaire et critique, sait admirablement conjuguer plusieurs ambitions.D'abord, peindre une poussiéreuse ville espagnole dans toute la médiocrité de son train-train conservateur et de classe : la ville est coupée entre le quartier aristocratique que se partagent le clergé et les nobles, la nouvelle ville des commerçants et des anciens émigrés revenus au pays après avoir fait fortune (ou pas) en Amérique latine et le faubourg des ouvriers. Mais ce sont bien les haines et rivalités internes (au sein du clergé, entre nobles libéraux et conservateurs, entre bigots et libre penseurs) qui sont la marque de ses décevantes élites et c'est avec un immense plaisir que nous suivons les coups fourrés et machinations des différentes coteries que domine le seul personnage remarquable de la ville, le Magistral de Pas, athlète viril, orateur hors pair, maître des consciences.Ensuite, proposer une galerie de personnages remarquables : le Magistral bien sûr, sa terrible et manipulatrice mère, son rival, une couleuvre surnommée Gloucester. Et que dire de Don Alvaro, ce vieux beau acharné à la conquête de nouvelles beautés et qui décline toutes les manoeuvres du tentateur pour circonvenir Ana ou de Don Victor, le mari trop vieux et aveuglé par la confiance, admirateur de l'honneur ibérique tant loué par ses dramaturges préférés mais aveugle devant les manoeuvres de ses rivaux pour amener son épouse à la bigoterie ou à l'adultère.Et puis, il y a Ana, figure assez informe soumise aux influences contraires de sa foi et de son tempérament, enjeu de la bataille que se livrent les différents groupes de Vetusta, attachante figure aspirant à la sainteté mais soumise aussi aux besoins de la chair.Dans sa description clinique et moqueuse de la petite ville et de ses médiocres, Alas se rapproche beaucoup de Flaubert. Le souci du détail, une certaine pesanteur et la lenteur générale de la narration rappellent en revanche le roman victorien. Quoi qu'il en soit, il serait dommage de passer à côté de ce grand roman méconnu.
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