Télécharger le livre -Peste- [PDF] Book Full
Meilleur livre -Peste [PDF] Book Full
Enjoy, You can download **Peste-Télécharger le livre Now

Click Here to
**DOWNLOAD**

Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #97911 dans eBooks
- Publié le: 2017-05-01
- Sorti le: 2017-05-01
- Format: Ebook Kindle
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile.Puzzle Biographie
Par Loic
Encore un livre de Palahniuk, enfin, un an après sa sortie aux Etats-Unis. Et pour quoi? Pour huit jours d'intense lecture, à ne pas pouvoir s'arrêter à la fin de chaque chapitre... comme d'habitude en somme avec cet auteur. Mais voilà, PESTE n'est pas comme les autres romans de Palahniuk... il va encore plus loin dans le "je vous laisse tout sur les bras". C'est une biographie orale, qui vous donne du fil à tordre.. et c'est génial. Les personnages, complètement barrés, avec leur propre style, leur propre genre et leur propre histoire relative à Rant, le personnage central de cette odyssée sous venin, imposent encore plus le style si personel de l'auteur, qui, comme il le dit si bien: "Une bonne histoire doit d'abord vous faire marrer - pour finalement vous abattre".Encore un livre culte, à faire découvrir à vos amis, vos proches!
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile.entretien avec des vampires
Par Berlue
L'auteur nous projète dans un futur proche où une ségrégation entre diurnes et nocturnes sévit. La vie de son anti-héros, Rant, aux passions morbides nous est comptée sous la forme de témoignages oraux de protagonistes l'ayant cotoyé de prés ou de loin. La forme est, à mon avis, une des forces de ce livre qui en évitant une trame linéaire parvient plus efficacement à plonger le lecteur dans une ambiance crépusculaire. Les détails référencés notamment sur l'historique des épidémies y contribue d'autant plus.Mais d'un autre côté, j'ai aussi trouvé que le livre perdait de son intérêt à certains moments (ce qui peut aussi être dû à la forme car en jouant le jeu des témoignages, on passe parfois du coq à l'âne et du passionnant au moins intéressant)et que la fin de l'ouvrage revélant les clés de l'histoire semblait un peu baclée.Mais globalement, j'ai trouvé cette lecture vraiment rafraichissante car originale.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Voix multiples pour raconter une société malade, d'une épidémie et d'elle-même ; un récit aussi maîtrisé que percutant
Par Un amateur éclectique
Quiconque a lu du Palahniuk (1962) a reçu l’équivalent littéraire d’un uppercut intellectuel et s’est retrouvé K.-O. pour le compte, surtout s’il a commencé par Fight Club (1996), son premier roman et classique instantané. Dans ce roman, comme dans les autres et dans son indispensable recueil d’articles (Le Festival de la Couille et Autres Histoires Vraies), Palahniuk empoigne par un biais ou l’autre la psyché américaine et la secoue jusqu’à lui faire dire son ultime vérité. Mais il le fait avec une telle élégance dans la rudesse, une telle tension vers la vérité qu’on ne peut s’empêcher d’arriver au jugement suivant : des auteurs américains meilleurs, tendant plus au classicisme, capables de dire leur pays en touchant à l’universel avec des accès de sublime beauté, il y en a quelques-uns ; des auteurs écrivant comme on éructe un titre punk, avec virulence et classe combinées, il y en a un seul : Chuck Palahniuk.Peste raconte l’histoire de Buster L. Casey, dit Rant, qui se transforme peu à peu en « superagent contaminant » de la rage, à ceci près que cette biographie est racontée sous forme orale : au fil de chaque chapitre, des intervenants prennent la parole, ou plutôt : la parole leur est donnée, et aux travers de ces interventions se dessinent peu à peu le portrait de « Rant ». Ce dispositif narratif, dont est exclu le principal intéressé, est maîtrisé jusqu’à la moindre virgule par Palahniuk, lui-même excellent intervieweur, qui parvient de la sorte à distiller l’information au fur et à mesure, tenant le lecteur en haleine tout en ne le frustrant pas ; du grand art.L’histoire de Rant est aussi l’occasion pour Palahniuk de projeter le lecteur dans un avenir proche, où la société est divisée entre diurnes et nocturnes, les seconds espérant que l’ascenseur social les amènera parmi les premiers, bien qu’il existe une véritable culture nocturne. Celle-ci trouve son apogée dans le « Crashing », sorte de Nuit Américaine mais avec des collisions voulues et recherchées, le tout ultra-codifié. C’est encore l’une de ces façons typiquement américaines d’affronter le néant, ainsi qu’on peut le déduire des propos de Shot Dunyun, l’un des protagonistes du roman : « Cette balle perdue ou ce chauffard ivre ou cette tumeur qui porte votre nom sur une étiquette, la seule façon pour moi de supporter ces trucs-là, c’est le Crashing. Là, enfin, je contrôle le chaos. Je fais équipe avec le destin qui m’échappe. Je vais main dans la main avec l’imprévisible, l’inévitable, et je survis. »Comme on peut le constater, Palahniuk ne perd pas de vue sa critique empathique (aucun mépris sous sa plume) de la vacuité américaine, le roman s’ouvrant d’ailleurs sur le discours quasi halluciné d’un « Vendeur de voiture » qui a côtoyé le père de Rant le temps d’un trajet en avion et ne peut s’empêcher de transformer la narration de cette rencontre en un soliloque sur son métier, sur les techniques de vente – un échantillon, juste pour montrer à quel point Palahniuk est fasciné par cette façon d’envisager le monde et s’est bien renseigné, mais aussi pour montrer son art de rendre l’oralité :« Il y a un autre truc pour le mettre virtuellement au volant : vous prenez toutes les bagnoles de la concession, et vous réglez la première touche de l’autoradio sur une station qui passe du gospel, disons. La deuxième, sur du rock. La troisième, sur du jazz. Si le client potentiel a l’air du genre exigeant-concerné, dès que vous ouvrez la portière, vous lui collez les nouvelles, ou une station de débats politiques. Un mec à sandales, vous le branchez sur National Public Radio. Ils tournent la clef, et l’autoradio leur joue ce qu’ils veulent entendre. Sur toutes les bagnoles de la concession, je programme la touche cinq sur cette saloperie de techno à la con, au cas où ce serait un gamin qui fait partie des Chauffards. »Les Chauffards, ce sont donc ceux qui prennent part au Crashing ; ce sont aussi les auditeurs de la radio DRVR et des « fameux bulletins de Graphic Traffic », une radio dont l’existence ne serait pas étonnante, elle dont le contenu tient avant tout aux accidents de la route, décrivant avec délectation le moindre enfoncement thoracique avec cette injonction à destination de tous les conducteurs : « Dévissez-vous le cou… » ; c’est là aussi la force de Palahniuk : ses inventions les plus retorses donnent l’impression de n’être qu’un pas de côté par rapport au réel, quand elles ne semblent pas être tirées d’un de ses sombres recoins inconnus du vulgus pecum. On reconnaît là la patte du journaliste auteur, avec Le Festival de la Couille, d’une des plus sidérantes plongées dans l’âme américaine contemporaine, celle qui, à l’image de ce qui se produit dans Peste, prescrirait volontiers de la Ritaline à des adolescents remuants parce que atteints de la rage.A cette fascination pour un corps social malade et ses statistiques, souvent morbides (« les accidents existent. Dans ce pays, environ seize mille personnes sont assassinées chaque année. Et chaque année, environ quarante-trois mille personnes trouvent la mort dans des accidents de la route. »), Palahniuk adjoint une autre fascination, celle pour les corps accidentés, parfois ravagés (voir le fantastique roman Monstres Invisibles) ; ici, outre les jeunes gens atteints de la rage, il y a surtout Echo Lawrence, une « chauffarde » nocturne : « La jeune femme qui est arrivée avait un bras, disons, atrophié. Son coude était plié et légèrement tordu, et la main paraissait rabougrie. Les doigts étaient repliés dans la paume, et elle ne s’en servait jamais pour saisir ou soulever quoi que ce soit. Du même côté, sa jambe était plus courte et elle semblait articulée au niveau de la hanche. » Ce corps pourrait être objet de pitié ou de dégoût ; Palahniuk le fait exister sans le juger, et son anormalité devient quasi normalité.Du coup, le lecteur doit bien admettre s’être une fois de plus fait piéger par le dispositif narratif de Palahniuk : certes, il est question d’une épidémie (et d’une épidémiologiste, le « Dr Phoebe Truffeau », dont la voix se fait surtout entendre dans les chapitres « Loups-Garous » I à V), mais il est avant tout question, comme d’habitude chez l’auteur de Fight Club, de la société contemporaine, de ses déviances potentielles et d’une réponse violente apportée. A ceci près que la violence engendrée est présentée avec une intelligence telle qu’elle perturbe autant qu’elle heurte. Et c’est ainsi que Palahniuk est l’un des meilleurs raconteurs contemporains, toutes nationalités confondues.
No comments:
Post a Comment